Greenpeace analyse les ambitions de l’Arizona : “Un accord rétrograde et dépassé”
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EN BREF
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Le 31 janvier, après de longs mois de négociations, la coalition Arizona a finalisé un accord de gouvernement qui soulève des interrogations quant aux ambitions climatiques et écologiques du nouveau gouvernement fédéral. Dans un contexte où l’urgence écologique et sociale devient de plus en plus pressante, Greenpeace s’engage à analyser cet accord, qu’elle considère comme rétrograde et dépassé, en mettant en lumière les insuffisances et les contradictions qui en ressortent.

Un Accord Décevant sur les Enjeux Écologiques
Le 31 janvier, après plus de sept mois de négociations, la coalition Arizona a annoncé un nouvel accord de gouvernement. Cet accord soulève des interrogations quant à sa capacité à répondre à l’urgence écologique, climatique et sociale. En effet, bien que l’accord fasse quelques références aux ambitions de réduction des gaz à effet de serre et à la transition vers des énergies renouvelables, il semble que la compétitivité des entreprises prenne le pas sur des mesures réellement ambitieuses. Par exemple, le texte précise que l’action climatique sera conditionnée par des enjeux économiques et budgétaires, laissant supposer un manque d’engagement ferme face à la crise climatique actuelle.
Cette approche préoccupante est d’autant plus alarmante que la Belgique a déjà été condamnée pour son insuffisance dans le cadre des politiques climatiques. Le jugement de 2021 sur l’Affaire Climat rappelle que notre pays doit intensifier ses efforts pour atteindre l’objectif européen de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 47% d’ici à 2030. Cependant, l’accord se contente de vagues promesses, tandis que les mesures proposées, comme la réduction de la TVA sur les pompes à chaleur, semblent dérisoires au regard des défis majeurs qui nous attendent, notamment la nécessité de protéger 30% des océans d’ici à 2030 selon les engagements internationaux.

Les ambitions climatiques du gouvernement de Bart de Wever
Le 31 janvier, la coalition Arizona a finalisé un accord gouvernemental après plusieurs mois de négociations. Cependant, en regardant le contenu de cet accord, on peut se demander si les projets annoncés sont à la hauteur des enjeux écologiques, climatiques et sociaux actuels. À travers ce texte, il est manifeste que la compétitivité des entreprises semble primer sur les véritables ambitions climatiques. En effet, la promesse de réexaminer le Plan national énergie-climat 2030 n’est guère motivée par une intention de renforcer les efforts de réduction des gaz à effet de serre, mais plutôt par la volonté de ne pas perturber la compétitivité économique et le pouvoir d’achat des citoyens.
Les récents rapports ont montré que la Belgique est loin d’être un modèle en matière de politique climatique. En 2021, la Belgique a été condamnée dans le cadre de l’Affaire Climat. En outre, la Commission européenne a exprimé des inquiétudes quant à nos engagements en matière d’énergies renouvelables, soulignant que le plan actuel ne mènera pas à une réduction nécessaire de 47 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Ce cadre met aussi en lumière la précarité de notre situation face aux catastrophes climatiques en cours, et pourtant, l’accord semble inexorablement ancré dans des considérations économiques passées.
Malgré quelques mesures soulignées dans cet accord, comme la réduction de la TVA pour les pompes à chaleur ou la promesse de restaurer des zones marines, ces avancées sont souvent jugées dérisoires comparées aux véritables défis environnementaux. En ce qui concerne le nucléaire, la précision du gouvernement est alarmante et contrastante avec l’imprécision sur les énergies renouvelables. Le projet de prolongation de certains réacteurs et l’ambition de développer des small and medium reactors (SMR) sont loin de satisfaire les exigences actuelles. Cela soulève des questions sur l’engagement réel du gouvernement à aller vers un système énergétique décarboné. La position de Greenpeace et d’autres acteurs est claire : la transition énergétique doit impérativement se concentrer sur les énergies renouvelables, qui constituent l’unique voie raisonnable dans le contexte climatique actuel.
En revanche, l’accord semble également négliger la question cruciale de la biodiversité. L’absence d’engagements concrets concernant la réduction des pesticides et des PFAS est alarmante, surtout au moment où les citoyens font face au coût des crises environnementales. Le fait que le gouvernement ne prenne pas de mesures supplémentaires pour que les pollueurs assument leurs responsabilités ne fait qu’aggraver la situation. La demande de revalorisation du prix de l’eau, qui viserait à couvrir les frais d’assainissement, est symptomatique d’une vision défaillante : pourquoi les citoyens devraient-ils payer pour les dégâts causés par des entreprises polluantes qui échappent à toute responsabilité ?
Ce tableau est aggravé par un revirement vers un tournant sécuritaire et une absence de transition juste. En prônant des dépenses militaires au détriment de la lutte contre la crise climatique, le gouvernement montre ses priorités. On observe également une restriction des libertés et une pression accrue sur les ONG, s’attaquant au droit de manifester et à l’indépendance associative. Toutes ces mesures posent la question de l’engagement politique envers la justice sociale et le bien-être environnemental de notre société. Une société civile unie pourrait jouer un rôle crucial dans la réaffirmation des valeurs d’humain et de durabilité face à ces défis cruciaux.

Analyse de l’accord gouvernemental en matière de politique climatique
Une compétitivité au détriment de l’environnement
Le 31 janvier, la coalition Arizona a officialisé un accord après des négociations prolongées de plus de sept mois. Cet accord soulève des interrogations quant à la capacité du nouveau gouvernement à répondre à l’urgence écologique, climatique et sociale actuelle. La déclaration sur le Plan national énergie-climat 2030 explicite que les ambitions climatiques seront révisées sous l’angle de la compétitivité économique et des choix technologiques. Cela laisse entrevoir un alignement des politiques climatiques avec des intérêts économiques, ce qui semble déconnecté de la réalité des catastrophes climatiques croissantes.
La Belgique a déjà été condamnée pour ses politiques climatiques jugées insuffisantes, et malgré cela, le gouvernement actuel semble persister dans cette voie. Les mentions de mesures environnementales dans l’accord sont succinctes, peinant à aborder les enjeux cruciaux tels que la réduction des gaz à effet de serre. Face à l’intensification des événements climatiques extrêmes, les engagements affichés paraissent insuffisants.
- Une réduction de la TVA sur les pompes à chaleur pour encourager l’efficacité énergétique.
- La restauration de 20% de zones marines d’ici 2030, bien en deçà des 30% requis internationalement.
- Une priorité accordée à l’économie circulaire, bien que les contours de cette politique demeurent flous.
- Des avancées résiduelles en matière de biodiversité, mais sans engagement clair concernant la réduction des pesticides.
Le flou persistant sur les objectifs d’énergie renouvelable et la dépendance au nucléaire soulèvent également de nombreuses préoccupations. Bien que le gouvernement souhaite renforcer le rôle du nucléaire, les critiques, y compris celles des opérateurs comme Engie, mettent en lumière les défis financiers et de sécurité posés par ces choix. Les alternatives renouvelables, quant à elles, semblent reléguées au second plan.
En ce qui concerne la biodiversité, l’absence d’engagements clairs en matière de lois sur la restauration de la nature ou de compensation pour la pollution causée par les entreprises pose également question. Il est particulièrement préoccupant que le gouvernement néglige de responsabiliser les pollueurs pour les dommages causés, laissant ainsi le fardeau sur les citoyens touchés.
En parallèle, le tournant vers une perspective sécuritaire et les restrictions envisagées en matière de droits d’expression, illustrent un changement de priorité dangereux. Avec des dépenses militaires en augmentation et une approche restrictive vis-à-vis des ONG, la politique ne semble pas tenir compte des coûts sociaux et environnementaux qui pèseront inévitablement sur les citoyens.
Analyse de l’accord gouvernemental de la coalition Arizona
Le vendredi 31 janvier, la coalition Arizona a annoncé la finalisation de son accord après plus de sept mois de négociations. Ce document soulève des interrogations quant à la capacité du nouveau gouvernement fédéral à répondre aux urgences écologiques, climatiques et sociales. L’accent mis sur la compétitivité des entreprises semble primer sur les ambitions climatiques.
Malgré quelques avancées telles que la réduction de la TVA sur les pompes à chaleur et l’engagement à restaurer 20% des zones marines d’ici 2030, ces mesures apparaissent insuffisantes au regard des objectifs européens et des attentes citoyennes. L’accord souligne, en effet, une vision restreinte de la politique climatique, conditionnée par des considérations budgétaires et technologiques, laissant de côté une véritable stratégie de transition énergétique.
Le gouvernement affiche sa ferme volonté de maintenir et de développer le nucléaire, tout en restant flou sur les objectifs liés aux énergies renouvelables. Les propositions concernant la prolongation des réacteurs et le développement de small and medium reactors (SMR) sont controversées et remises en question, même par des acteurs de l’industrie. Les risques associés au nucléaire, ainsi que les préoccupations récurrentes liées à la biodiversité et à la pollution, restent en grande partie non abordés.
Par ailleurs, la direction prise par le gouvernement marque un tournant sécuritaire, négligeant l’impact social de la crise climatique et des politiques de réfoulement des migrants. À l’heure où la transition juste est plus que nécessaire, l’absence de mesures pour protéger les droits des citoyens et encadrer les responsabilités des pollueurs est particulièrement alarmante. La restriction des libertés d’expression et d’actions des ONG soulève également des interrogations sur la santé de notre démocratie et la place de la société civile dans les décisions politiques.
Les projets du gouvernement de la coalition Arizona semblent donc insuffisants et déconnectés des enjeux environnementaux actuels. Face à cette situation, un engagement collectif de la société civile sera essentiel pour rappeler à nos responsables politiques l’importance de l’humain, de la justice sociale et de la durabilité au cœur des politiques publiques.

Analyse des ambitions de l’Arizona par Greenpeace
Le gouvernement de la coalition Arizona, à travers son accord, semble se contenter de prioriser la compétitivité économique au détriment des urgences écologiques et climatiques. Malgré quelques avancées minimes, telles que la réduction de la TVA sur les pompes à chaleur, les engagements demeurent largement insuffisants pour faire face à l’urgence découlant de la crise climatique. Le soutien explicite à l’énergie nucléaire au détriment des énergies renouvelables souligne un manque de vision à long terme, ce qui interpelle sur la viabilité des choix stratégiques actuels.
De manière plus alarmante, l’absence de mesures significatives sur la biodiversité et la gestion des pollutions témoigne d’une involution politique. Alors que des citoyen·nes sont déjà touché·es par la pollution, le gouvernement choisit de détourner son attention des véritables responsabilités des entreprises pollueuses. Ce manque d’ambition ne répond ni aux exigences de la société civile ni aux impératifs de durabilité.
Face à ces constats, il devient crucial d’élever la voix pour une véritable justice sociale et une transition qui respecte les besoins des générations futures. Rarement l’urgence d’un changement de cap n’a été aussi pressante. Chaque action compte, et nous devons nous mobiliser pour faire entendre notre appel à une politique plus responsable et respectueuse de l’environnement.
